Un audit énergétique « classique » consiste à estimer la performance énergétique du bâtiment existant et des installations, puis à dresser la liste des travaux possibles pour en améliorer la performance énergétique.

À partir de cette liste, le bureau d’études regroupe les travaux cohérents entre eux et propose des « scénarios » de travaux (par exemple : isolation des façades, changement de chaudière et amélioration de la ventilation). Pour aider les copropriétaires dans leur choix, le bureau d’études estime le coût des travaux, les gains en consommation énergétique et en « euros », et calcule le temps de retour de ces différents scénarios

Le manque d’efficacité des audits classiques

Ceci dit, depuis plus de trente ans on réalise en France trop peu d’audits énergétiques ont donné suite à de vrais travaux d’économies d’énergie. On a ainsi constaté que le contenu des audits classiques était souvent inadapté par rapport à la demande et aux besoins des copropriétaires. On a ainsi relevé quatre catégories de problèmes, trop fréquemment rencontrés :

  • Des audits qui ne contiennent se résument à des calculs théoriques compliqués.
  • Des audits incomplets, qui négligent des problèmes importants : la ventilation, les problèmes vécus par les occupants (surchauffe, sous-chauffe, moisissures, etc.) Ainsi que les problèmes liés à la plus ou moins bonne gestion du chauffage.
  • Des préconisations trop « basiques » (changement de chaudière, changement de fenêtres, isolation des parois, etc.) Et trop « grossières » (économies calculées avec beaucoup d’approximation), ou « déconnectées » de l’état du bâti et des besoins réels en gros travaux.
  • La question du financement des travaux par les copropriétaires n’est pas abordée.

La conséquence est la réalisation d’audits à la fois très techniques et sommaires même s’ils font cinquante pages n’entraînant neuf fois sur dix que le changement de la chaudière (souvent vieille de trente-cinq ans !).

Les audits réussis

Bien sûr, et heureusement, il y a aussi eu des audits, qui ont débouché sur de vrais travaux d’économies d’énergie. Quand on y regarde de plus près, on voit que les ingrédients suivants sont réunis quasiment pour chaque réussite :

  • une préparation du conseil syndical avant l’audit (bilan énergétique simplifié par exemple) ;
  • un cahier des charges d’audit bien négocié ;
  • une capacité à travailler en partenariat, notamment avec des Espaces InfoÉnergie et des associations de copropriétaires ;
  • un bon audit (bien sûr !) ;
  • une bonne maîtrise des charges, et plus généralement une bonne gestion ;
  • un syndic qui coopère ;
  • une bonne communication et une bonne participation des copropriétaires au projet.

Suite à ce constat, la réglementation a donc essayé de renforcer les dispositions relatives dans le cadre de l’instauration d’une audit énergétique obligatoire.

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